4. Baïkal

4. Le lac Baïkal, donc. Aout 2018. Seul, face a mon but numéro 2. Pour le numéro 1, j’étais plein. Le Baïkal. C’est immense et ça ne sert a rien. Comme la Sibérie. Ou « comme ma bite » comme dirait l’autre. Non, sérieux. C’est très grand mais je ne ressens pas grand chose. Comme dirait la jeune mariée. Merde pardon. Oh ça va. Mon voyage est suffisamment merdique jusqu’ici, je peux me marrer un peu. Prout-prout. C’est gigantesque et c’est sa raison d'être. Aller au Baïkal tout seul c’était un rêve depuis que j’avais lu « Dans les forêts de Sibérie ». En fait ça tournait carrément à l’obsession. Alors qu’en vrai, c’est pas ouf. Les bords du lac Baïkal c’est la Grande Motte dans les 80’s. Les gens sont moches et sentent l’huile de friture rance. Il y a une ambiance de congés payés. Le peuple est heureux pour pas grand chose. Repas tiré du sac. A la différence qu’ici, le jambon beurre plein de sable des pique-niques de mon enfance est remplacé par le hareng sous vide. Il est vrai qu’on est en plein mois d’Août et que j’ai pris racine dans la station balnéaire la plus touristique de Sibérie. L’incroyable périple solitaire et extrême de Sylvain Tesson que je fantasmais tant s’est transformé en « Vacances de Mr Hulot » version chapka fluo et glitter gloss à prix mini. Ben ouais mais je suis beaucoup trop frileux pour m’y pointer à -15° en plein mois de février. Et puis j’aime pas porter les vêtements en thermolactyl, ça me gratte. A part les Damarts que m’offre ma grand-
mère à Noël. Tu me diras, je raffole pas non plus des maillots de bain. Enfin bref, Le Lac Baïkal en fait c’est chiant. J’aurai mieux fait d’aller à sur la Costa Brava, c’était moins loin. Le lac Baïkal finalement c’est chiant comme n’importe quel lac. Du coup comme il ne s’est pas passé grand chose, je n’ai rien de plus à raconter.

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